Accord sur les quotas de pêche européens

Publié le par Lynn

Un accord sur les quotas de pêche européens a finalement été trouvé pour 2006, mi-janvier, après un Conseil des ministres difficile. Face aux nombreuses revendications nationales, la présidence britannique a dû assouplir la proposition initiale de la Commission.

Après deux jours et une nuit de négociations, les 25 Etats-membres de l’Union européenne sont enfin parvenus, mi-janvier, à un accord unanime sur les quotas de pêche, à l’exception de la Suède qui a préféré s’abstenir.

La proposition initiale de la Commission réclamait de drastiques diminutions de l’effort de pêche et de la capture de poisson, pour assurer la protection et la reconstitution des stocks de poisson.

Les Etats-membres, soucieux de permettre aux pêcheurs de maintenir leur activité, n’ont pas lâché prise et ont partiellement obtenu gain de cause.

Ainsi la France, dont la revendication principale concernait la pêche à l’anchois dans le golfe de Gascogne, est parvenue à conserver un quota de 500 tonnes. Cette décision permet aux pêcheurs français, mis au point mort par un moratoire en juillet dernier, de reprendre leur activité tant qu’un avis scientifique ne signale pas que le stock d’anchois est en danger. Cette décision a été saluée par l’Espagne, elle aussi particulièrement concernée par la pêche à l’anchois.

Autre satisfaction française, l’effort de pêche, c’est-à-dire le nombre de jours où les pêcheurs sont autorisés à sortir en mer, n’a été diminué que de 10 % pour les espèces de grand fond au lieu des 20 % initialement demandés par la Commission.

Enfin, les Britanniques, qui craignaient une réduction de 15 % de leur effort de pêche pour le cabillaud et les poissons blancs, ne se verront imposer que 5 % de réduction. Les captures, elles, seront bien diminuées de 15 %, selon le souhait de la Commission.

Un accord qui, au final, satisfait tout le monde, même si les Etats-membres, tout comme la Commission, ont dû mettre de l’eau dans leur vin.

Texte rédigé le 19/01/06

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article